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Le monôme de Bordeaux
Non ce n’est pas l’amphi,
Ce n’est pas la méca
Qui durant notre vie
Guideront tous nos pas
Ce n’est pas là le sort
Qui nous attend vraiment
Car pensez bien qu’alors
Il n’y aurait pas ce chant
Unis au coeur de ce monôme,
Sous vos regards intrigués,
Nous sommes trois cents uniformes
Défilant plein de gaîté
Et si l’un de vous se soucie de nous
Il n’y a rien de bizarre
Si nous sommes amis
Si nous sommes unis
C’est que nous sommes Gadz’Arts
Si certains sont partis
Pour ne plus revenir
Ils sont pourtant ici
Parmi nos souvenirs
Nul d’entre nous n’oublie
Que sous l’ardent travail
Se tressent les amis
Les éternelles mailles
Quand nous aurons fini
Aux quatre coins du monde
Nous serons tous partis
Dans l’usine qui gronde
Et par delà les mers
Au dessus des frontières.
Nous serons toujours fiers
D’avoir partout des frères
Le grand bastringue
On a souvent parlé de la belle vie,
Que les Gadzarts mènent au Tabagnon,
Tous les pékins de Bordeaux nous envient,
Et voudraient bien que nous les invitions, (bis)
Mais je vous dis c’est pas toujours la bringue,
La direction serpente dans notre zoo
Veut transformer en enfer le bastringue,
Le grand bastringue du Tabagn’s de Bordeaux (bis)
C’était hier lundi lendemain de fête,
Tous les gadziers ronquaient dans leur paddock,
De d’sous les draps émergeaient quelques têtes,
Seuls les ratons se baladaient dans les dort’s, (bis)
Mais v’la tipas que’ l’ prosper se radingue,
Fainéant qu’il dit « c’est plus l’heure de faire dodo »
Debout c’est l’heure de commencer le bastringue
Le grand bastringue du Tabagn’s de Bordeaux (bis)
Le soir au dort’s jaloux de se distraire,
Chacun de nous avant de s’endormir,
Écoute le poste qui du bout de la terre,
Nous apporte les échos, les soupirs, (bis)
Mais un beau jour prosper un peu brinzingue,
Prend l’poste et dit c’est fini la radio
Ce soir c’est l’heure de terminer le bastringue
Le grand bastringue du Tabagn’s de Bordeaux (bis)
Y’avait prosper ce robseur indomptable,
Ce poisson chat sacqueur de traditions,
Ils sont venus laïusseurs incurables,
Nous imposer en SEC’s leurs conditions, (bis)
Pauvre gad’zarts, c’est toujours toi qui trinque,
C’est ton zacul ou c’est toi qui tombe à l’eau,
C’est pourtant toi qui fait marcher le bastringue
Le grand bastringue du Tabagn’s de Bordeaux (bis).
La cousine Lison
Avec ma cousine Lison
On a le sens de la raison
On va souvent derrière la cathédrale
Et là, comme on y voit que dalle
On se planque dans un coin noir
Histoire d’un peu s’émouvoir
On se fait des démangeaisons
Avec ma cousine Lison …
Nous sommes nés sur le même palier
Le même jour à la même heure
Aussi jugez si nous sommes liés
Par une amitié supérieure
Lison et moi, on s’aime tendrement
Mais comme elle est encore mineure
Chez ses parents, la nuit elle demeure
Et l’on se voit journellement. (refrain)
Tous les étés on va aux bains de mer
Et là, c’est une autre combine
Car pour ne pas se mettre à découvert
On prend chacun une cabine
Comme vous voyez, on prend des précautions
Et ces cabines, oh ! quelle veine
Comme elles sont, par hasard, mitoyennes
On s’fait des communications.
Avec ma cousine Lison
On a le sens de la raison
Et pendant qu’on se déshabille
On se dit des choses gentilles
Et quand on est déshabillés
Comme on est toujours outillés
On fait des trous dans les cloisons
Avec ma cousine Lison …
Tous les hivers, et par un froid de loup
Le long des quais on se faufile
Stoïquement elle encaisse les coups
Car quand on s’aime on s’assimile.
On n’a pas chaud dans les extrémités
Mais dans nos coeurs quand on s’explique
On en ressent la chaleur des tropiques
Et l’on s’croirait en plein été.
L’étudiant gadzarique
Je suis étudiant Gadz’Arique, j’ai pour maitresse une putain,
Dont le vagin syphilitique, a vérolé tous les anciens.
Mais moi le pilier de l’école, si je l’aime c’est pour son mal, oui pour son mal
Nous sommes unis par la vérole, plus que par un lien conjugal, plus que par un lien conjugal
Nous transformons en pharmacie, le lieu sacré de nos amours
Le véronal et la charpie, s’y abandonnent tours à tours.
Tandis qu’avec du trichlorure, elle me faisait des friction, des frictions.
Avec ma seringue à mercure, je lui faisais des injections, des injections
O ma chaste et pudique amante le t’aimerai jusqu’au matin
En baisant de mes lèvres ardentes le chancre mou de ton vagin, de ton vagin,
Tes cuisses ont des reflets verdâtres, et le long de ton cul pelé, ton cul pelé
Fourmillent des morpions rougeâtres sur le le fumier de leurs ainés, de leurs ainés.
Et quand nous ne pourrons plus faire, toujours fidèles à nos serments,
Le corps tout recouvert d’ulcères, à l’hospice nous irons gaîment, irons gaîment
Nous irons faire une supplique pour que nos corps soient conservés, soient conservés
Dans un musé pornographique, a la section des vérolés, à la section des vérolés!

